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Andrée JÉQUIER
née Maire naquit à Constantinople (actuellement Istanbul), le 18 novembre
1910, d'un père qui exerçait en Turquie un métier bancaire. A la fin
de la guerre 1914 - 1918 et suite aux troubles qui ont précédé la chute
de l'Empire ottoman, la famille Maire a été contrainte de rentrer en
Suisse, en abandonnant ses biens sur place. Du fait de cet exil brutal,
et de ses conséquences financières, Mademoiselle Andrée Maire n'a pu
faire d'études très poussées , malgré un intérêt prononcé pour la connaissance
en général et pour les études en particulier.
Mariée en 1944 à Monsieur William Louis Jéquier, architecte à Fleurier,
et devenue veuve en 1985, elle a, de son vivant, consacré une part importante
de sa fortune à soutenir diverses institutions et personnes dans le
besoin. Cette généreuse personne a du reste choisi comme inscription
sur son faire-part de décès ce beau proverbe chinois " Tout ce qui n'est
pas donné est perdu " Par testament authentique du 13 mai 1995, elle
a déclaré instituer comme unique héritière de sa fortune la future fondation
Andrée Jéquier avec siège à Fleurier, dont le but statutaire est le
suivant :
"Article 2. BUT : La fondation a pour but d'allouer des bourses d'études
ou d'apprentissages, sous forme d'une allocation unique ou renouvelable
à des jeunes gens ou jeunes filles de moins de trente ans domiciliés
depuis plus d'un an dans une des communes du Val-de-Travers. L'octroi
des allocations, leur montant et leur périodicité, sera déterminé par
le Conseil de fondation après examen du dossier des candidats. En principe,
la bourse servira à compléter les ressources existantes (bourses ou
subsides alloués par l'Etat) ou à aider le requérant dans un projet
spécifique (perfectionnement, publication, voyage d'études, participation
à des stages ou séminaires, etc.)"
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